Incinération
Les montréalais et les montréalaises ont déjà perdu en pariant sur l'incinération
En 1991, à l'ancien incinérateur Des Carrières, les concentrations de dioxines et de furannes, les substances parmi les plus toxiques au monde, ont été 9 fois supérieures aux normes proposées par le fédéral (le Québec n'a pas de normes!).
La RIGDIM et un groupe de travail de la CUM nous proposait de construire un incinérateur pour brûler nos déchets. Le plan aurait coûté des centaines de millions de dollars tout en garantissant des profits aux promoteurs pour plusieurs années. Mais qui aurait profité des cendres toxiques et de la pollution atmosphérique?
L'enfouissement pêle-mêle n'est pas acceptable non plus!
Enterrer nos déchets génère des biogaz nocifs et des eaux de lixiviation contaminées. L'enfouissement au CTED (carrière Miron) a des impacts pour tous les Montréalais et les Montréalaises.
Actuellement, plus de 80% des déchets de l'Ile de Montréal sont entérrés à tout jamais! Montréal doit changer.
Nous ne voulons plus être reconnus comme l'un des peuples le plus gaspilleur au monde.
Chaque année, nous jetons des millions de tonnes de produits réutilisables, recyclables ou compostables.
Ni l'enfouissement, ni l'incinération ne sont des solutions! Les déchets sont une ressource précieuse La solution c'est:
D'élaborer le plus rapidement possible un programme de gestion de déchets-ressources qui respecte l'environnement en se fondant sur la hiérarchie des 3R qui sont, dans l'ordre:
- la réduction
- la réutilisation
- le recyclage-compostage
Ce ne sont pas des déchets!
Le GRAIGE (de l'UQAM) a identifié le potentiel de matières récupérables que représentent nos déchets: >81,2% du sac vert est potentiellement récupérable.
(source: Le Devoir)
Montréal a besoin:
d'un programme de gestion des déchets qui met l'accent sur la réduction, la réutilisation et le recyclage de nos déchets plutôt que sur la destruction de ces ressources, ainsi que d'un vaste programme d'éducation et d'action sur ces 3R.
il faut également mettre sur pied des centres communautaires des 3R, des ressourceries, et pratiquer l'enfouissement véritablement sélectif, c'est-à-dire interdisant l'enfouissement de toute matière réutilisable, recyclable, compostable ou toxique. Il faut enfin des processus de décision et de suivi transparents et démocratiques.
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